dimanche, avril 29, 2007
vendredi, avril 27, 2007
Pour oublier un peu...
Lundi 23 Mai c'était "la fête des enfants" et lendemain d'élection présidentielle. Le jour idéal donc pour réaliser une excursion dans un petit coin de paradis et se laisser perdre dans la beauté de la Nature.Nous avons pris le ferry et... c'est parti, loin, loin de l'air corrompu de la mégalopole.
Une équipe d'aventuriers...
Nous nous sommes rendus sur Büyükada (Büyük signifie "grand" et ada
"île"... et pour dire "sur l'île"? Ben oui, adada!) sous un soleil généreux et tout environnés d'un petit souffle maritime.
... une ville au loin...

On célébrait une fête religieuse sur cette île et une foule épaisse irriguait son centre-ville. Préférant les hauteurs nous avons grimpé, une baguette (car les miracles ça existe!) sous le bras, en contemplant au loin l'urbanisation effrénée de l'IBB (Istanbul Büyükşehir Belediyesi).

...un paysage de calanques!
Sur cette île nous avons été choqué à la découverte d'un panneau publicitaire. Les véhicules motorisés n'y ont pas droit de cité, laissant la part belle aux vélos et calèches.
samedi, avril 21, 2007
Tour d'horizons
J'avais bien envie de vous faire une petite revue de presse, ben oui pourquoi pas. Mais l'édito-torchon du Monde (intitulé "impératif démocratique", rien que ça... dans lequel les grands mots sont galvaudés en gros mots pour servir un impératif forcené de bipolarisme primaire) m'a encouragé à réviser mes intentions.
Une revue de bloc-notes de mes stars internationales sera sans doute bien moins abrutissante...
Le mot d'ordre y est bien plus "paysage" que "formatage".
Du Mexique à la Laponie, en passant par la Jamaïque ("à faire"... quand on se laisse porter par la description de l'ambiance qu'en fait Léa, on n'en doute plus), on prend de sérieux chaud-froids, on aurait bien envie de se rouler dans la neige puis d'écouter le chant de l'eau sous un palmier.
Parmi tous ces paysages une émotion particulière à la vue de Pauline escaladant la montagne du Machu Picchu (oui, ça à quelque chose à voir avec un de ces rêves d'enfant enfouis par le poids des années). Les plages du Mexique ne m'ont pas non plus laissé insensible!
On apprend que Sarah, notre chère princesse nordique, découvre sa ville en la faisant visiter à Axel. Cette réflexion est criante de vérité, je suis bien placé pour le savoir dans ma grande métropole stambouliote.
Marine se prépare à l'art de la guerre mais n'en perd pas son sourire désarmant pour autant.
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" nous dit Apollinaire, et j'aime beaucoup cette citation!
Louis me concurrence par la fréquence de ses spleen et dévoile des images inquiétantes. Plus bas, une vidéo assez remarquable sur les commerces-tourisme de Taïwan, tournée avec des gens d'exception.
Sur un blog banal n'ayant ni but ni intérêt on découvre l'effort considérable que demande l'entretien d'un blog (...). Aussi c'est sûr que lorsqu'on est toujours en voyage quelque part il est plus difficile d'être un vrai blog-trotteur...
Alors la présidentielle me direz-vous... c'est "n'en parlons jamais pensons-y toujours"!?
"Nanar et révolution" se distingue sans doute dans cette couverture de la présidentielle. Axel Y affiche les photos de famille ["De gauche à droite (et de haut en bas): racisme, homophobie, et carrément eugénisme"]. Pour un franc moment de rigolade je vous invite à aller consulter le "plan9fromouternorway" ; mais ne riez pas trop tout de même, on pourrait vous surveiller!
Et puis quand Clotilde marche "la tête en l'air" on a le nez dans les étoiles... La Turquie a décidément une façon bien à elle de ressentir sa nationalité.
Une alternative intéressante nous provient tout droit de la partie de Tchang Kaï Tchek, ou la communauté française fait de la résistance et affiche nos valeurs... gastronomiques.
Des quiches qui donnent faim!
Une revue de bloc-notes de mes stars internationales sera sans doute bien moins abrutissante...
Le mot d'ordre y est bien plus "paysage" que "formatage".
Du Mexique à la Laponie, en passant par la Jamaïque ("à faire"... quand on se laisse porter par la description de l'ambiance qu'en fait Léa, on n'en doute plus), on prend de sérieux chaud-froids, on aurait bien envie de se rouler dans la neige puis d'écouter le chant de l'eau sous un palmier.
Parmi tous ces paysages une émotion particulière à la vue de Pauline escaladant la montagne du Machu Picchu (oui, ça à quelque chose à voir avec un de ces rêves d'enfant enfouis par le poids des années). Les plages du Mexique ne m'ont pas non plus laissé insensible!
On apprend que Sarah, notre chère princesse nordique, découvre sa ville en la faisant visiter à Axel. Cette réflexion est criante de vérité, je suis bien placé pour le savoir dans ma grande métropole stambouliote.
Marine se prépare à l'art de la guerre mais n'en perd pas son sourire désarmant pour autant.
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" nous dit Apollinaire, et j'aime beaucoup cette citation!
Louis me concurrence par la fréquence de ses spleen et dévoile des images inquiétantes. Plus bas, une vidéo assez remarquable sur les commerces-tourisme de Taïwan, tournée avec des gens d'exception.
Sur un blog banal n'ayant ni but ni intérêt on découvre l'effort considérable que demande l'entretien d'un blog (...). Aussi c'est sûr que lorsqu'on est toujours en voyage quelque part il est plus difficile d'être un vrai blog-trotteur...
Alors la présidentielle me direz-vous... c'est "n'en parlons jamais pensons-y toujours"!?
"Nanar et révolution" se distingue sans doute dans cette couverture de la présidentielle. Axel Y affiche les photos de famille ["De gauche à droite (et de haut en bas): racisme, homophobie, et carrément eugénisme"]. Pour un franc moment de rigolade je vous invite à aller consulter le "plan9fromouternorway" ; mais ne riez pas trop tout de même, on pourrait vous surveiller!
Et puis quand Clotilde marche "la tête en l'air" on a le nez dans les étoiles... La Turquie a décidément une façon bien à elle de ressentir sa nationalité.
Une alternative intéressante nous provient tout droit de la partie de Tchang Kaï Tchek, ou la communauté française fait de la résistance et affiche nos valeurs... gastronomiques.
Des quiches qui donnent faim!
vendredi, avril 20, 2007
La rose et le réséda, Louis Aragon
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda
mercredi, avril 18, 2007
Dimanche
La nostalgie me gagne à l'approche des élections présidentielles, une nostalgie diffuse plus que n'importe quel autre sentiment.
Mon expatriation me pèse et je sens ne pas pouvoir m'impliquer comme je l'aurais souhaité dans une campagne qui va pourtant sans doute déterminer, pour partie, mon engagement politique.
Et voilà les réminiscences de 2004, bien sûr, qui s'invitent.
L'excitation ressentie dans les rues de Pessac, à déambuler encore et encore dans les rues, à scruter les taux de participation sur les tableaux du bureau de vote.
Ces chiffres magiques, hypnotiques dans leur manière de se mouvoir mais que je sais devoir s'arrêter dès l'heure fatidique effleurée.
Et la rue avait pour moi un autre parfum, les regards une autre saveur.
Les mots plus faciles.
Et l'excitation à l'idée de pouvoir participer au dépouillage des voix, le soir même.
Pourtant j'étais mineur.
Seulement maintenant qu'il faut passer par le Quai d'Orsay, ce n'est plus la même chose. On trouve des procédures et non plus des visages.
Car c'est dans une ville étrangère, au milieu de touristes qui ne penseront qu'au nombre de mosquées à visiter dans leur journée, ou encore au périmètre d'un ridicule caillou inaccessible... que mes pensées seront ailleurs.
J'arriverai sans doute très tôt au café Bordeaux, au consulat général de France à Istanbul.
Alors, la soirée électorale pourra vraiment commencer...
Mon expatriation me pèse et je sens ne pas pouvoir m'impliquer comme je l'aurais souhaité dans une campagne qui va pourtant sans doute déterminer, pour partie, mon engagement politique.
Et voilà les réminiscences de 2004, bien sûr, qui s'invitent.
L'excitation ressentie dans les rues de Pessac, à déambuler encore et encore dans les rues, à scruter les taux de participation sur les tableaux du bureau de vote.
Ces chiffres magiques, hypnotiques dans leur manière de se mouvoir mais que je sais devoir s'arrêter dès l'heure fatidique effleurée.
Et la rue avait pour moi un autre parfum, les regards une autre saveur.
Les mots plus faciles.
Et l'excitation à l'idée de pouvoir participer au dépouillage des voix, le soir même.
Pourtant j'étais mineur.
Seulement maintenant qu'il faut passer par le Quai d'Orsay, ce n'est plus la même chose. On trouve des procédures et non plus des visages.
Car c'est dans une ville étrangère, au milieu de touristes qui ne penseront qu'au nombre de mosquées à visiter dans leur journée, ou encore au périmètre d'un ridicule caillou inaccessible... que mes pensées seront ailleurs.
J'arriverai sans doute très tôt au café Bordeaux, au consulat général de France à Istanbul.
Alors, la soirée électorale pourra vraiment commencer...
dimanche, avril 15, 2007
Bal en eaux troubles
En vérité lorsque l'on aperçoit des attroupements de baigneur c'est que ne se joue pas sous leurs yeux ce bal inquiétant et permanent, le bal des méduses. 
C'est quelles sont belles ces méduses. Elles s'entrelacent et semblent à chaque instant sur le point de se déchirer. En suivant le courant, en s'approchant sans cesse du bord jusqu'à en trouver les limites, elles semblent donner au Bosphore un sens, une âme.
Ces méduses semblent passives, comme si elles n'attendaient rien de ce mouvement, suivant juste les humeurs, les passions du Bosphore. Cet orchestre inconstant qui se joue des pesanteurs et de l'ordre.

Ces méduses semblent passives, comme si elles n'attendaient rien de ce mouvement, suivant juste les humeurs, les passions du Bosphore. Cet orchestre inconstant qui se joue des pesanteurs et de l'ordre.
lundi, avril 09, 2007
Miam la France (2)
Mais que tiens tu là serré tout contre ton coeur Clo? Que dissimule cette fine couche de papier aluminium?
Bon, vous prenez le risque? Vous voulez goûter?
Tatam! Repas français!
samedi, avril 07, 2007
Bollywood
Le festival du film d'histoire d'Istanbul...
Je suis allé jeudi voir un film documentaire sur Ebu Garib (Ghosts of Abu Gharib), la tristement célèbre prison américaine en Irak.
Hier, une salle archi-comble pour acceuillir un film d'un tout autre genre : Never say goodbye, film bollywoodien en Hindi et concernant les relations de couple... très raffraichissant, coloré, plein d'humour et surtout... très indien!
Ce film a commencé à 21h30... et il durait tout de même quelques 195 minutes !

Je suis allé jeudi voir un film documentaire sur Ebu Garib (Ghosts of Abu Gharib), la tristement célèbre prison américaine en Irak.
Hier, une salle archi-comble pour acceuillir un film d'un tout autre genre : Never say goodbye, film bollywoodien en Hindi et concernant les relations de couple... très raffraichissant, coloré, plein d'humour et surtout... très indien!
Ce film a commencé à 21h30... et il durait tout de même quelques 195 minutes !
mercredi, avril 04, 2007
lundi, avril 02, 2007
"Panique au palais"
Ce message est largement participatif. Communauté expatriée lâchez-vous! Ou français tout simplement, qui n'avez pas encore la chance d'être expatrié...
Vendu généralement dans la rue, cette production culinaire est visée par les critères de Copenhague (les conditions sanitaires sont discutables). Cette recette est composée essentiellement de boyaux frais d'agneau, lavés au moins deux fois puis trempés dans du lait, enroulés et cuits sur des braises sans ajout de matière grasse. Les spécialistes recommandent peu d'épices et surtout un accompagnement à la bière. Les non-puristes y ajoutent des graisses pour la cuisson, de la sauce pour en relever le goût et le consomment avec de l'ayran.

Bref soyez dégueulasse, descriptif, dramatique ; et n'oubliez pas de m'envoyer une photo en témoignage pour nous aider à conceptualiser.
Mesdames-messieurs je compte sur vous, ce bloc-notes sera de résistance ou ne sera pas!
La Turquie à l'honneur, avec le kokoreç.
Vendu généralement dans la rue, cette production culinaire est visée par les critères de Copenhague (les conditions sanitaires sont discutables). Cette recette est composée essentiellement de boyaux frais d'agneau, lavés au moins deux fois puis trempés dans du lait, enroulés et cuits sur des braises sans ajout de matière grasse. Les spécialistes recommandent peu d'épices et surtout un accompagnement à la bière. Les non-puristes y ajoutent des graisses pour la cuisson, de la sauce pour en relever le goût et le consomment avec de l'ayran.Suströmming : plat traditionnel suédois à base de poisson pourri

The Marmite : It is a sticky, dark brown paste with a distinctive, powerful taste that polarises consumer opinion. This is reflected in the company's marketing slogan: "Love it or hate it".


